Les remparts

La ville de Saint-Jean-Pied-de-Port est fondée à la fin du XIIème siècle. Bénéficiant d’une situation favorable au pied des Ports de Cize et le long d’une voie majeure de franchissement des Pyrénées par le col de Roncevaux, elle attire toute l’attention des rois de Navarre qui la fortifient, et favorisent son peuplement et sa prospérité par l’octroi de privilèges.

 

À la fin du XIIème siècle, une forteresse royale est édifiée ainsi qu’une muraille de pierre, en grès rose de l’Arradoy, autour de la ville haute. Au XVIème siècle, ces fortifications deviennent obsolètes au regard du danger que représente la couronne d’Espagne. A partir de 1625, une citadelle est édifiée, réaménagée par Vauban en 1685. Vers 1730, afin d’organiser un système fortifié cohérent, la muraille de la vieille ville est prolongée depuis l’arrière de l’église pour rejoindre les saillants des bastions de la citadelle. Une élégante échauguette, véritable tour de guet, habille l’angle de ce mur et vient compléter ce système défensif.

 

La muraille médiévale encerclant la ville haute fait ensuite l’objet de nombreux remaniements. L’un des plus importants est celui de 1831-1834 qui conduit au remplacement du parapet médiéval situé au-dessus du chemin de ronde par un mur percé de multiples meurtrières, et accompagné d’échauguettes et de fausses bretèches à mâchicoulis.

 

En 1985, la commune de Saint-Jean-Pied-de-Port lance un vaste programme de restauration de son patrimoine fortifié. Après la restauration de la citadelle, la sauvegarde des remparts est entreprise en 1994. En 2008, la Fondation du Patrimoine, grâce au mécénat de la Fondation Total, décide de participer à la poursuite de ces travaux.
 

Classement patrimoine Vauban
  • Echauguette et chemin de ronde
    Echauguette et chemin de ronde
  • Echauguette et chemin de ronde
  • Rempart ville haute