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Briqueterie de la Grève-sur-Mignon La Grève-sur-Mignon
Charente-Maritime | Poitou-Charentes

© Commune de la Grève-sur-Mignon
Briqueterie de la Grève-sur-Mignon avant restauration

La Grève-sur-Mignon est un village de 422 habitants situé au nord de la Charente-Maritime entre La Rochelle et Niort. Le marais poitevin, deuxième plus grande zone humide de France, constitue une interface entre terre et océan Atlantique. L’océan s’y est retiré petit à petit, laissant place à des sédiments. Aujourd’hui, le sous-sol est constitué de bri (argile gris bleuté quasi-imperméable) et de tourbe (dépôt dû à la décomposition des végétaux).

En 1872, les frères Vincent découvrent un riche gisement de bri à proximité de la Grève-sur-Mignon. Ils entreprennent alors la construction d’une des premières briqueteries du marais poitevin qui produit tuiles, carreaux et autres briques. Le bâtiment principal, édifié en moellons et pierres de taille, abrite la salle des machines, quatre petits fours, et des aires de séchages sur deux étages de planchers. Il est complété un peu plus tard par deux ailes : l’une au nord, en brique, abrite deux nouveaux fours et des aires de séchages ; l’autre au sud, en bois, est un vaste hangar servant au stockage de l’argile et reliant le bâtiment principal au quai de débarquement du bief (canal) de Roseau.

En 1890, l’entreprise s’enrichit d’une machine à vapeur activant les malaxeurs et les moules mécaniques, qui sera utilisée jusqu’en 1970.

En 1900, un four Hoffman est construit en face du bâtiment principal, afin de remplacer les fours à bois d’origine, devenus trop petits. A cette période, l’entreprise atteint son apogée ; la commune compte 633 habitants dont une centaine employée par la briqueterie.

A partir de 1938, l’entreprise traverse diverses crises économiques. Elle est rachetée en 1938 par la famille Legatte.

En 1952, la briqueterie est modernisée : un séchoir à quatre étages est construit entre ce dernier et le bâtiment principal, qui permet de sécher une brique en huit jours seulement. De plus, une pelleteuse électrique, suspendue à un monorail, est installée dans le hangar dont la structure est consolidée. La briqueterie n’emploie plus à l’époque que 35 ouvriers, et la population de la Grève-sur-Mignon est tombée à 363 habitants. L’entreprise prospère encore quelque temps.

En 1968, un incendie détruit un séchoir à air chaud. Une modernisation générale est alors envisagée, mais les investisseurs manquent et l’entreprise est dans l’obligation de cesser ses activités.

La Grève-sur-Mignon est très touchée par la fermeture du site. Nombre de ses habitants ont travaillé dans cette briqueterie qui reste encore aujourd’hui un sujet de fierté. De nombreux noms de la région sont d’ailleurs gravés sur les poutres du séchoir.

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En 2004, la commune de la Grève-sur-Mignon acquiert l’ancienne briqueterie laissée à l’abandon, afin d’éviter sa démolition. Elle décide de réhabiliter le site et de l’introduire dans la voie dans laquelle elle s’est engagée depuis 1994, celle du développement durable. La briqueterie de la Grève-sur-Mignon est alors envisagée comme un futur pôle exemplaire de l’éco-habitat et des énergies renouvelables.

La première phase de travaux, inaugurée en 2011, a consisté à restaurer l’ensemble du bâti (bâtiment abritant le Four Hoffmann, l’usine de fabrication, les séchoirs extérieurs, les petits fours extérieurs et le hangar de débarquement), fortement dégradés par le temps.

A terme, le site réhabilité accueillera un espace muséographique et un centre de formation aux techniques de construction de l’éco-habitat.

Plan de financement

Montant global de la première tranche de travaux 433 000 euros
Etat (DGE) 85 000 euros
Conseil Général de Charente-Maritime (Fonds de revitalisation des petites communes) 41 400 euros
Conseil Régional Poitou-Charentes (FRIL) 70 000 euros
Autofinancement de la Grève sur Mignon 86 000 euros
Fondation du patrimoine, grâce au mécénat de la Fondation Total 150 000 euros
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